Présentation

Les paralysies des branches du plexus brachial que l’on appelle communément les nerfs ou troncs nerveux sont nommés paralysies tronculaires par opposition aux paralysies des racines nerveuse ou paralysies radiculaires et aux paralysies de l’origine des nerfs que l’on appelle les paralysies du plexus brachial. Les paralysies radiculaires sont prises en charge par des neurochirurgiens. Les paralysies du plexus brachial et les paralysies tronculaires sont prises en charge par les chirurgiens de la main ayant une formation spécifique de microchirurgie.

 

La prise en charge thérapeutique dépend de la cause de la paralysie

Dans les paralysies spontanées, qui surviennent sans contexte traumatique, une exploration chirurgicale avec libération du nerf (neurolyse) doit souvent être effectuée.

Dans les paralysies secondaires à une plaie (coup de couteau, trauma par balle), une chirurgie d’exploration et de réparation doit être effectuée en urgence.

Dans les paralysies consécutives à un traumatisme fermé (luxation, fracture), le squelette doit être stabilisé en urgence et la paralysie doit faire l’objet d’une surveillance rapprochée associé à une rééducation. Si la récupération ne débute pas dans les 5 mois du traumatisme, une intervention doit être proposée.

 

La prise en charge de la paralysie dépend de l’ancienneté

Dans les paralysies récentes datant de moins d’un an, une chirurgie directe sur le nerf peut être réalisée, libération, suture, greffe nerveuse ou transfert nerveux (neurotisation) en fonction des situations.

Dans les paralysies anciennes qui datent de plus d’un an, seule une chirurgie palliative de transfert musculo-tendineux ou d’arthrodèse (fusion articulaire) peut être réalisé, des exceptions peuvent être faites chez l’enfant.

 

La récupération dépend de différents paramètres

Elle dépend de l’âge, l’ancienneté du traumatisme, du type de lésion nerveuse (contusion, étirement, rupture partielle ou totale).

La récupération est souvent échelonnée sur 18 mois.

Plus le patient est jeune et meilleure sera la récupération, la prise en charge des atteintes plexiques chez l’enfant et l’adolescent sera ainsi différentes de celle de l’adulte. De même, au-delà de 60 ans, une chirurgie de réparation nerveuse pourra être évitée au profit de chirurgie palliative de transfert musculo-tendineux et de fusion articulaire

Plus le traumatisme est ancien et plus la récupération après l’intervention sera longue et difficile.

Lorsque le nerf est totalement rompu, on parle alors d’avulsion radiculaire, la récupération est nettement moins bonne.