Plexus brachial - Définition et Anatomie

Le plexus brachial correspond à l’origine des nerfs du membre supérieur. Le plexus brachial s’étend du rachis cervical jusqu’au creux axillaire. Il a pour origine 5 racines nerveuses C5, C6, C7, C8 et D1 qui commencent à former 3 troncs primaires (faisceaux) au niveau du cou puis trois troncs secondaires (fascicules) au niveau du creux axillaire afin de donner les six principaux nerfs du membre supérieur : Nerf suprascapulaire, Nerf Axillaire, Nerf musculo-cutanée, Nerf radial, Nerf Médian et nerf ulnaire.

 

Le plexus brachial est principalement vulnérable au niveau de ces racines d’origine au cou. La cause la plus fréquente de lésion est une chute violente sur le moignon de l’épaule lors d’un accident de moto notamment. On parle alors de paralysies du plexus brachial supra-claviculaire.

Dans certains traumatismes directs, il peut également être lésé au niveau du creux axillaire (coup de couteau, trauma balistique, fracture compliquée de la clavicule). On parle alors de paralysies du plexus brachial infra-claviculaire.

 

Quel que soit le niveau de l’atteinte, la prise en charge répond à trois grands principes :

•    Une intervention n’est pas toujours nécessaire, certaines paralysies peuvent récupérer spontanément dans les premiers mois du traumatisme

•    Quand la paralysie ne récupère pas et que le traumatisme date de moins d’un an, une intervention directe sur les nerfs est possible, on parle alors de greffe nerveuse ou de neurotisation.

•    Quand la paralysie n’a pas récupéré et que le traumatisme date de plus d’un an, seule une intervention palliative de transfert musculaire et/ou d’arthrodèse (fusion articulaire) est possible.

 

La récupération dépend de différents paramètres :

Elle dépend de l’âge, l’ancienneté du traumatisme, le caractère complet ou partiel de la paralysie et le type de lésion nerveuse (rupture nerveuse complète ou étirement).

La récupération est souvent échelonnée sur 18 mois.

Plus le patient est jeune et meilleure sera la récupération, la prise en charge des atteintes plexiques chez l’enfant et l’adolescent sera ainsi différentes de celle de l’adulte. De même, au-delà de 60 ans, une chirurgie de réparation nerveuse se discute au profit de chirurgie palliative de transfert musculo-tendineux et de fusion articulaire

Plus le traumatisme est ancien et plus la récupération après l’intervention sera longue et difficile.

De même, les atteintes complètes des 5 racines récupèrent moins bien que les atteintes partielles.

Lorsque le nerf est totalement rompu, on parle alors d’avulsion radiculaire, la récupération est nettement moins bonne.